Groupe 5 - Fabiola, Daniel, Letizia
Letizia
Description pratique de l’atelier et du brise glace
Le 5 Janvier 2026, une commande venant de Matthieu Marchal, un designer social, nous a été demandée : nous devons réaliser un brise-glace en partenariat avec l’école de la médiation, pour des médiateurs afin de leur permettre de se remettre en question sur leur travail à l’aide d’un provotype.
L’école de la Médiation est un projet multi partenarial piloté par Universcience ayant pour objectif de structurer et de développer la formation continue en médiation culturelle et scientifique.
Dans un premier temps, nous commençons par former des groupes de 3 élèves de façon aléatoire, puis, chaque groupe s’est vu attribuer une période historique sur laquelle le brise-glace pouvait être basé, afin de nous permettre de mieux saisir les enjeux de ce projet.
J’ai mis du temps à saisir les enjeux de ce projet, cela est dû au fait que, avant d’avoir accès au brief final concernant le projet, nous avions participé et réalisé divers travaux. Cette étape préliminaire a apporté beaucoup de confusion quant aux enjeux du brise-glace : comment est-ce que je pouvais trouver un moyen de provoquer les médiateurs pour qu’ils puissent se remettre en question sur les enjeux de leur métier ? Comment transposer les enjeux de la médiation sous forme de brise-glace ?
Outils de design social, références et contexte
Afin de saisir les enjeux de ce brise-glace et ce qu’il pouvait représenter pour les médiateurs, nous décidons de baser notre projet sur l’outil de design social Déchets Demain. Le but de cet outil est de permettre une réflexion collaborative en se réinterrogeant sur les besoins et les usages en matière de gestion des déchets ménagers afin d’adapter au mieux l’offre du service public des déchets aux besoins et usages identifiés.
Nous décidons de transposer cet outil à nos cartes de design social basées sur divers dispositifs de sciences participatives et citoyennes pour en faire un jeu de plateau, dans lequel les médiateurs sont amenés à remettre en cause et résoudre des problèmes liés à la médiation.
Afin de rendre le plateau de jeu immersif, nous choisissons donc d’utiliser des visuels inspirés des “Backrooms” pour donner une esthétique se rapprochant de la dystopie à notre brise-glace. Ce choix esthétique est justifié par l’enjeu historique de notre brise-glace, qui est tiré de la période des salons du 17e au 18e siècle. Nous nous inspirons donc de cette période de l’histoire pour façonner notre brise-glace, en extrapolant cette dernière et en créant donc un enjeu de découverte et d’accès à la connaissance : les médiateurs doivent donc grappiller les échelons afin d’avoir accès à la connaissance qui serait normalement réservée à l’élite sociale.
Ce dispositif permet donc de mettre en place un espace de discussion ouverte et de collaboration, dans lequel la démarche repose sur un échange d’idées sans contraintes, où la notion de groupe est importante et valorisée.
L’enjeu de ce projet est de permettre aux médiateurs de prendre du recul par rapport aux obstacles qu’ils peuvent rencontrer au sein de leur métier, et de trouver des solutions variées au travers d’une discussion libre et ludique, et en s’inspirant de projets de sciences participatives déjà existants.
Sciences et société : qu’est-ce que le design social permet d’atténuer ?
La mise en place de ce dispositif de brise-glace m’a permis de soulever une question concernant l’utilité et les enjeux du design social, comment est-ce que le public cible peut faire usage du design fiction associé au design social pour collaborer et remodeler ses connaissances de façon innovante ?
Tout d’abord, le design fiction sert de levier pour permettre la remise en question du public sur des sujets variés, cependant pour engendrer la collaboration entre les publics, il est important de mobiliser la fiction dans le design social pour enclencher la recherche-action de ces publics.
Dans le cadre de mon brise-glace, la collaboration est la clé de la réussite, j’ai proposé des activités créatives et participatives qui permettent la mobilisation de l’imaginaire dans le contexte de la recherche de solutions à divers problèmes sociétaux, cette façon de faire permet aux participants de se projeter et d’agir en expérimentant des solutions, une expérimentation facilitée par l’utilisation de méthodes visuelles, plus particulièrement le dessin.
Le design social allié au design fiction permet donc de mobiliser l’imaginaire, cependant, il est important de ne pas trop s’enfermer dans l’utopie, sinon il n’y aurait aucun problèmes à résoudre, mais également de ne pas aller trop loin dans la dystopie car cela pourrait avoir un effet négatif sur le public en limitant la possibilité de trouver des solutions positives aux problèmes sociétaux, il est donc impératif de se libérer de la dystopie en proposant des solutions qui mènent à des approches ouvertes sur ce qui pourrait engendrer des changements positifs.